Introduction au Mont d’Or lyonnais et à ses cahiers

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Le Mont d’Or lyonnais est un petit massif encore relativement naturel situé en limite Nord de Lyon. À dominante calcaire, le massif a donné lieu par le passé à de multiples exploitations de carrières, de vignes et de chèvreries jusqu’à la fin du XIXe siècle. Il est encore de nos jours parsemé de nombreuses traces de ces anciennes activités et des occupations humaines qui leur sont associées.

Les « Cahiers du Mont d’Or » constituent le recueil de différents articles rédigés dans le but de mieux faire connaître et comprendre ce petit patrimoine tout à fait remarquable que l’on peut croiser sur les différents sentiers sillonnant le massif, et d’en réaliser quelques focus avec une approche pluridisciplinaire (historique, géologique, patrimoniale…).

N’hésitez pas à feuilleter les pages de ces « Cahiers », et à faire part de vos remarques dans les commentaires.

A venir : une conférence inédite sur la patrimoine méconnu de Saint-Romain

Une conférence inédite, animée par les auteurs des « Cahiers du Mont d’Or« , sur le thème du patrimoine méconnu de Saint-Romain au Mont d’Or associé à la pierre et à l’eau aura lieu à la salle Saint-Romain le vendredi 7 avril 2017 à 20h.

Cet évènement est organisé en partenariat avec la Commune de Saint-Romain-au-Mont-d’Or et son association culturelle.

Réservez dès aujourd’hui cette date et retrouvez ci-dessous l’affiche de la conférence, ainsi que le programme de la soirée.

En espérant vous voir nombreux ! A bientôt.

Les deux pierres gravées du chemin de l’Eperon, à Saint-Romain-au-Mont-d’Or

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Localisation du chemin de l’Eperon – Saint-Romain-au-Mont-d’Or

Introduction

Le chemin de l’Eperon de Saint-Romain-au-Mont-d’Or est bordé sur sa partie gauche (en montant depuis Saint-Romain) par de longs et hauts murs de séparation des propriétés. Propriétés parmi lesquelles on retrouve le domaine de la Fréta. Ces terrains englobent le bois de Charézieu et s’étagent depuis les bords de Saône dans une zone en forte déclivité pour atteindre une zone de replat relatif (ou de moindre pente) dans laquelle s’est niché le chemin.

Cet itinéraire anciennement appelé « chemin du Péron » est notamment présent sur des plans d’Ancien Régime (atlas des rentes nobles de Couzon et Saint-Romain de Couzon, autour de 1760-1780) ainsi que sur le cadastre napoléonien (vers 1820). Aujourd’hui non carrossable, il s’agissait sans doute d’un raccourci permettant de relier le Vieux-Collonges à Couzon sans faire le détour par Saint-Romain (sur le plan général de l’atlas des rentes nobles il s’appelle « chemin de Lyon à Couzon et à Albigny »). Il prenait naissance au niveau de l’intersection de la croix de Martorey (voir notre article consacré à cette croix). Continuer la lecture de Les deux pierres gravées du chemin de l’Eperon, à Saint-Romain-au-Mont-d’Or

Visite d’une galerie de captage de la Fréta, à Saint-Romain-au-Mont-d’Or

Le domaine de la Fréta figure parmi les belles demeures de Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Ce lieu d’exception fut la propriété d’un célèbre explorateur du XVIIIème siècle, Pierre Poivre. Continuer la lecture de Visite d’une galerie de captage de la Fréta, à Saint-Romain-au-Mont-d’Or

La batterie de la Fréta sur le Mont Cindre

Introduction

Le massif du Mont d’Or occupe une position stratégique au Nord de Lyon, position qui a donné lieu à différentes installations militaires au fil du temps, suivant les besoins et les progrès techniques des armées. Ses divers sommets qui culminent de 479m pour le Mont Cindre à 626m pour le Mont Verdun, offrent des points de vue remarquables sur le val de Saône à l’Est, la plaine des Chères au Nord, et l’axe de communication Lyon-Paris à l’Ouest.

Des théories sur les Romains citant tour fanal, poste de guet, ou voie romaine ont largement été entretenues par des auteurs du XIXème et XXème siècle, bien que pas toujours étayées par des preuves archéologiques. Michel Garnier faisait état dans ses livres Carriers et carrières dans le Mont d’Or lyonnais, de deux postes de guet, dont une tour-fanal immémoriale construite en extrémité Nord du Mont-Py. De nos jours, c’est la base aérienne 942 qui occupe encore certains sommets, dont le Mont Verdun. Elle constitue un grand centre de commandement de l’Armée de l’Air.

C’est dans la 2ème partie du XIXème siècle qu’ont été édifiés des forts et des batteries sur la plupart des sommets du Mont d’Or, dans le cadre d’importants travaux de défense du territoire français. Ces ouvrages, issus du système de défense proposé et réalisé par le général Séré de Rivières, existent pour partie encore aujourd’hui, même s’ils ne sont pas tous accessibles au public, soit étant privés, soit faisant encore partie du domaine militaire.

Nous avons choisi de traiter l’un de ces ouvrages, parmi les plus modestes et les moins connus : la batterie de la Fréta située sur le Mont Cindre à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Cette batterie construite en 1878, constituait une des annexes du fort du Mont Verdun. Ses terrains d’assiette ont été déclassés du domaine militaire en 1954 et vendus en 1960, et la batterie subsiste parmi une végétation qui est venue progressivement coloniser le site et ses ouvrages.

Dans l’article qui suit, nous commencerons par rappeler le contexte du système de défense de la Place de Lyon au XIXème siècle et celui de la construction des ouvrages du Mont d’Or dans les années 1874-1878. Nous présenterons ensuite le site et la batterie de la Fréta à partir d’informations, de données d’archives et d’observations que nous avons récoltées et exploitées.

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Batterie de la Fréta (Montage photo Limonest-Patrimoine – 2003)

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La batterie de la Fréta sur le Mont Cindre

En attendant la publication prochaine d’un article détaillé sur la batterie de la Fréta , nous mettons à disposition en téléchargement la présentation que nous avons faite lors de la soirée des Historiens du Val de Saône du 12 avril à Limonest. Cette soirée était consacrée aux ouvrages de défense dits « Séré de Rivières » au nord de Lyon. Ces ouvrages faisaient partie de la 2ème ceinture de fortification de la Place de Lyon et ont été construits à partir de 1874.

La batterie de la Fréta est située sur le Mont Cindre à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, et est l’une des 4 batteries annexes du fort du Mont Verdun. Elle fut construite en 1878, juste après les batteries des Carrières, du Narcel et du Mont Thou.

La présentation est  téléchargeable ici: presentation_Freta_HVS

Prochainement, un article à paraître et que nous nous attachons à rendre aussi complet et documenté que possible…

 

 

 

 

Aqueduc romain du Mont d’Or – Visite de deux sites à St-Romain et Curis

Visite du 30/01/16. Luc Bolevy. Pierre de Laclos. Jean Burdy.

Nous avons effectué une sortie en compagnie de Jean Burdy, membre de l’Académie des Sciences Belles Lettres et Arts de Lyon, spécialiste des aqueducs romains de Lyon, et auteur de la monographie consacrée à l’aqueduc du Mont d’Or qui a été publiée en 1987 au titre du pré-inventaire des monuments et richesses artistiques du Département du Rhône. Merci à lui pour cette visite qui donne lieu à ce bref compte-rendu de notre part.

Nous avons choisi de nous rendre sur deux sites particuliers où des vestiges de l’aqueduc présentent encore un certain intérêt : l’un est situé sur Saint-Romain, et l’autre sur Curis. Ces deux sites ont la particularité d’être au voisinage immédiat d’anciennes carrières, et de ce fait, nous les avions partiellement abordés dans notre article mis en ligne en juin 2015 et intitulé « Quand les carriers croisaient l’aqueduc romain du Mont d’Or ».

Le site de Saint-Romain n’avait pas été publié dans le pré-inventaire de 1987 ni dans les suppléments de pré-inventaires que Jean Burdy avait publiés postérieurement, il était donc particulièrement intéressant d’effectuer une visite avec lui sur ce site.

Le site de Curis avait bien été publié dans le pré-inventaire photo à l’appui, mais à l’époque de notre article en juin 2015, nous n’avions pas réussi à retrouver l’ensemble des points signalés dans le pré-inventaire. L’un d’eux nous avait particulièrement donné du « fil à retordre »… Il fallait donc y retourner, mais cette fois-ci avec Jean Burdy en personne…
Ce compte-rendu est volontairement photographique et sans aucune forme académique, du fait d’une part des publications précédemment faites sur le sujet rappelées ci-avant, et d’autre part d’une publication particulière et plus détaillée que nous envisageons d’effectuer pour le site de Saint-Romain. Le lecteur pourra utilement se reporter à notre précédent article de juin 2015, notamment pour les détails de conception de l’aqueduc qui y sont rappelés et les éléments de vocabulaire utilisés.

Volontairement, nous ne localisons pas les lieux visités, en raison de leur caractère privé, et des risques inhérents à leur environnement (anciennes carrières).

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